Fiche projet, verdict de faisabilité, plans DXF et métré — produits depuis les pièces de votre client. Chaque chiffre cite le document et la page dont il sort. Vous reprenez un dossier tenu, au lieu de le ressaisir.
Le problème
Un client arrive avec un programme, un PLU, un relevé cadastral. Avant de concever quoi que ce soit, il faut lire, extraire, recouper, vérifier que le programme rentre — puis tout ressaisir dans vos outils. Quand le programme ne rentre pas, ce travail est perdu, et il l'était déjà avant d'avoir commencé.
Des dizaines de pages à dépouiller pour en tirer quinze chiffres — et retrouver lequel venait d'où, trois semaines plus tard.
Les mêmes cotes retapées dans le modèle, puis dans le métré, puis dans la notice. Chaque recopie est une occasion de se tromper.
La contrainte qui mord se découvre après l'esquisse, quand le programme a déjà été dessiné trois fois.
Ce que ça produit
Quatre livrables, produits depuis les mêmes pièces, sans ressaisie entre eux.
Comment ça marche
Programme, PLU, cadastre, note de votre client. En PDF, tels qu'ils vous sont arrivés.
La fiche s'affiche champ par champ, avec sa source. Tant qu'un champ requis n'est pas prouvé, rien ne se génère. Vous tranchez, et votre correction est datée et conservée.
Faisabilité, DXF, métré, intentions. Chacun démarre dès que ses propres champs sont prouvés — un livrable n'attend pas les autres.
Le système ne devine jamais. Un champ non prouvé bloque le livrable qui en dépend, et vous demande la valeur.
C'est le contraire d'un outil qui remplit les trous : ce que vous recevez est soit prouvé, soit signalé comme non prouvé. Il n'y a pas de troisième cas.
Un exemple
La volumétrie, calculée depuis la fiche — parcelle, emprise, hauteur, SDP cible. Déterministe : deux exécutions donnent le même volume.
L'intention visuelle, conditionnée par cette volumétrie exacte : même emprise, même nombre de niveaux, même toiture. Une intention, jamais un document de projet.
Rénovation intérieure, 80 m², hauteur sous plafond 2,50 m.
| Poste | Désignation | Un. | Qté | Prix unitaire | D'où vient le chiffre |
|---|---|---|---|---|---|
| 01.1 | Dépose du revêtement de sol existant | m² | 80 | à l'entreprise | surface relevée |
| 01.2 | Évacuation des gravats de second œuvre | m³ | 4 | à l'entreprise | 80 m² × 0,05 m³/m² |
| 02.1 | Doublage et plâtrerie, murs et cloisons | m² | 190 | à l'entreprise | 80 m² × 0,95 ml/m² × 2,50 m |
| 03.1 | Revêtement de sol, fourniture et pose | m² | 85,6 | à l'entreprise | 80 m² × 1,07 (chutes) |
| 03.2 | Plinthes | ml | 76 | à l'entreprise | 80 m² × 0,95 ml/m² |
| 04.1 | Peinture sur murs et cloisons | m² | 190 | à l'entreprise | 80 m² × 0,95 ml/m² × 2,50 m |
| 04.2 | Peinture au plafond | m² | 80 | à l'entreprise | surface relevée |
Sur un projet neuf, les mêmes quantités sont comptées directement sur le modèle géométrique — murs, baies et niveaux, ouvertures déduites — sans passer par un ratio.
Aucune ligne ne porte de prix, et aucune n'en portera.
Une quantité se calcule et se prouve. Un prix se décide et s'assume : il appartient à l'entreprise qui exécute. Le même cadre part à toutes les entreprises consultées, qui chiffrent sur un découpage identique — donc comparable ligne à ligne.
La frontière
Un plan DXF est un plan de faisabilité, un métré un ordre de grandeur, une image une intention. Cette limite n'est pas une précaution rédactionnelle : c'est ce qui rend l'outil utile sans vous mettre en risque.
En France, le recours à l'architecte est obligatoire pour tout permis déposé par une personne morale. Le produit ne remplace personne — il supprime la partie du travail que vous ne facturez pas, pour que votre temps aille à la conception.
Confidentialité
Vos pièces sont couvertes par des accords clients. Vous avez droit à une réponse précise, pas à une promesse de sécurité. La voici.
Le modèle géométrique, la volumétrie et les plans DXF sont calculés sur la machine et n'en sortent pas. Les polices sont servies en local : la page que vous lisez n'émet aucune requête vers un tiers.
À la lecture des pièces, le texte des documents est transmis au service d'analyse pour en extraire les champs sourcés. À la génération d'images, la volumétrie et la description du projet partent au moteur de rendu. Ces sorties sont nommées, listées et documentées — nous vous les détaillons avant tout dépôt.
Prendre contact
La meilleure démonstration n'est pas une présentation : c'est votre propre dossier, passé dans le système pendant qu'on en parle. Trente minutes suffisent pour voir la fiche se construire, le checkpoint bloquer sur un champ manquant, et le verdict tomber.
Nous accompagnons un petit nombre de cabinets en phase pilote. Les échanges sont couverts par un accord de confidentialité signé avant tout dépôt de pièces.